À Fontaine-le-Comte, dans la Vienne, le succès des pâtes fraîches de Fiorella ne cesse de grandir

Quand une petite fabrique de pâtes locales commence à nourrir des cantines, des lycées, des restaurants et même un parc de loisirs, on se dit qu’il se passe quelque chose. À Fontaine-le-Comte, dans la Vienne, les pâtes fraîches Fiorella prennent doucement mais sûrement une place à part dans les assiettes. Et derrière ces macaronis et lasagnes, il y a une histoire de choix de vie, de qualité assumée… et de beaucoup de travail en coulisses.

Une petite fabrique qui a tout d’une grande

À première vue, Fiorella, c’est une très petite entreprise artisanale. Deux salariés seulement, une discrète adresse à Fontaine-le-Comte, loin des énormes usines agroalimentaires. Pourtant, chaque année, ce sont près de 100 tonnes de pâtes fraîches qui sortent de l’atelier.

Fondée en 1989, la fabrique a vu défiler plusieurs époques, mais elle a gardé son idée de départ : faire des pâtes simples, bonnes, sans fioritures inutiles. Un peu comme celles que l’on préparerait chez soi, mais avec une organisation industrielle qui permet d’en livrer beaucoup, vite, et de façon régulière.

Alban de Pontbriand, du commerce à la pâte fraîche

À la tête de Fiorella depuis 2017, on retrouve Alban de Pontbriand. Il vient du monde de l’agroalimentaire, avec un passé de commercial chez un charcutier industriel et dans la grande distribution. Sur le papier, il aurait pu continuer une carrière classique. Pourtant, il fait un choix différent : reprendre une petite structure déjà saine et la faire grandir à son rythme.

Ce changement de vie, c’est un mélange de raison et d’envie personnelle. L’envie d’être « patron », oui, mais aussi de travailler un produit concret, utile au quotidien, qui finit dans l’assiette de milliers de personnes. Aujourd’hui encore, il ne regrette pas ce virage. Il garde la même ligne : pas de révolution, mais une progression régulière, sans perdre l’âme artisanale de la maison.

Des pâtes qui nourrissent écoles, lycées et collectivités

Vous ne verrez peut-être pas les pâtes Fiorella dans tous les rayons de supermarchés. Pourtant, vos enfants en ont probablement déjà mangé. Pourquoi ? Parce que l’essentiel de la production part directement vers la restauration collective.

Fiorella livre des sacs de 5 kg de pâtes fraîches aux cantines d’écoles, de collèges, de lycées et à de nombreuses collectivités de la Vienne. Les cuisines centrales s’en servent pour préparer des plats simples et appréciés : macaronis, rigatonis, tagliatelles… L’entreprise fournit aussi des restaurants et un client de taille : le Futuroscope, qui reste l’un de ses plus gros partenaires.

Le trésor de la maison : des lasagnes sur mesure

Si l’on devait choisir le produit phare de Fiorella, ce serait sans doute les feuilles de lasagnes fraîches. Elles sont réalisées sur mesure pour des clients industriels en Vendée et en région nantaise. Ces feuilles servent ensuite à composer des plats préparés en barquette que vous voyez en magasin.

Ces lasagnes représentent aujourd’hui plus de 50 % du chiffre d’affaires de la fabrique. C’est la preuve qu’une petite structure, avec des moyens limités, peut trouver sa place sur un marché très concurrentiel, à condition de bien faire ce qu’elle sait faire. Ici, ce n’est pas le volume qui impressionne, c’est la régularité de la qualité.

Une quinzaine de formes, des couleurs et zéro farce

Dans le catalogue Fiorella, on trouve plus d’une quinzaine de formes de pâtes. Macaronis, rigatonis, tagliatelles, et bien d’autres modèles adaptés aux besoins des cuisines collectives et des restaurateurs. En revanche, pas de pâtes farcies au menu. L’entreprise préfère se concentrer sur ce qu’elle maîtrise parfaitement : la pâte seule, travaillée sous différentes formes.

De temps en temps, Fiorella s’amuse un peu et propose des pâtes colorées. Pour Halloween par exemple, les pâtes deviennent orange ou noires, grâce à des produits naturels : concentré de tomates pour l’orange, encre de seiche pour le noir. Un moyen ludique de surprendre les enfants tout en restant dans une démarche simple et propre.

Des ingrédients simples, locaux et une gamme bio

Derrière chaque lot de pâtes, il y a une base très claire : semoule de qualité, œufs, et une volonté de travailler en circuit court autant que possible. L’idée n’est pas de multiplier les additifs, mais au contraire de rester proche d’une recette de cuisine familiale.

Fiorella propose aussi une gamme bio, pour répondre à la demande des collectivités et des consommateurs qui cherchent une alimentation plus engagée. Là encore, l’enjeu, c’est l’équilibre entre exigences techniques, prix acceptable et vraie qualité dans l’assiette.

Qualité artisanale, logique industrielle : un équilibre délicat

Alban de Pontbriand le sait : si Fiorella séduit ses clients, c’est parce qu’elle réussit à rester à mi-chemin entre l’atelier d’artisan et l’usine. La fabrication artisanale se voit dans le soin apporté aux produits, dans la maîtrise des recettes, dans le contact direct avec ses clients.

Mais pour livrer des cantines entières et des industriels, il faut aussi une vraie organisation industrielle. Des cadences tenues, une traçabilité stricte, des normes respectées. C’est cette alliance qui permet à la petite équipe de continuer à grandir sans se perdre.

Fiorella en chiffres : une discrète réussite locale

Située allée de l’Esplanade, à Fontaine-le-Comte (86240), Fiorella fonctionne avec seulement deux salariés. Malgré cette taille réduite, l’entreprise affiche un chiffre d’affaires de près de 497 000 € en 2024. Aux commandes, Alban de Pontbriand assume ce modèle volontairement sobre, mais solide.

Ce n’est pas une marque qui bombarde de publicité. Elle se développe autrement, par le bouche-à-oreille professionnel, la confiance des collectivités, et la régularité des commandes. À l’heure où beaucoup d’entreprises changent de cap en permanence, Fiorella choisit une voie plus calme, mais tout aussi ambitieuse.

Et dans votre assiette, alors ?

La prochaine fois que vous verrez des pâtes fraîches au menu d’une cantine ou d’un restaurant de la Vienne, vous penserez peut-être à ce petit atelier de Fontaine-le-Comte. À ces sacs de 5 kg qui partent tôt le matin. À ces lasagnes qui voyagent jusqu’en Vendée pour nourrir des familles.

Derrière une assiette de pâtes, il y a parfois bien plus qu’une recette. Il y a un territoire, des choix d’entreprise, et des personnes qui ont décidé de miser sur la qualité plutôt que sur le volume. Et au fond, c’est peut-être ce qui donne vraiment du goût aux pâtes Fiorella.

Notez cet article !

Auteur/autrice

  • Emma Borel est une experte en SEO passionnée par l'univers de la maison. Depuis plus de 10 ans, elle accompagne particuliers et professionnels dans leurs projets : décoration, immobilier, jardin, travaux, crédit ou entretien. Pragmatique et rigoureuse, elle s’appuie sur une excellente connaissance des meilleures techniques de référencement pour offrir des contenus pertinents, fiables et toujours adaptés aux besoins concrets des internautes. Sa vision globale et son expérience terrain lui permettent d’apporter des solutions innovantes et efficaces à tous ceux qui souhaitent valoriser et optimiser leur habitat.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *